Parfois...
Parfois, la vie est pleine de surprise, parfois bonnes, parfois moins.
Parfois, on se dit qu'on aime bien la vie qu'on mène, qu'on l'échangerait pour rien au monde, parfois.
Parfois, le jour qui se lève n'est pas plus bleu que celui de la veille, mais il n'est pas plus gris non plus, alors on se dit que ça pourrait être pire.
Parfois, la routine est une amie agréable, une compagne de voyage solitaire qui s'immisce mais sans en avoir l'air.
Parfois, parfois...
Et puis, parce que la vie est aussi imprévisible que peut l'être Valérie Trierweiler, parce que la vie a ce côté un peu espiègle, parce qu'elle est indépendante, et qu'elle vit son existence sans demander son reste, et sans tenter de plaire ou de déplaire, elle nous jette dans la gueule du loup, mais en le déguisant en agneau, histoire de se jouer un peu de nous, et de notre naïveté.
Parfois aussi, le loup est un vrai loup et l'agneau un vrai agneau. Parfois, le loup croit être un agneau ou l'agneau un loup. Parfois, le loup ne se doute pas qu'il puisse être agneau, ni l'agneau loup.
Parfois, ce n'est ni un loup, ni un agneau, juste une brise légère, fraîche et un brin ébourrifante. Un je-ne-sais-quoi qui défrise sans décoiffer, qui picote sans faire mal, qui dérange sans gêner.
Parfois, un renouveau éphémère fait irruption, le temps d'une parenthèse enchantée, le temps d'un songe, ou d'une chanson. Sans rien promettre, sans rien demander, sans rien mentir.
Parfois, il suffit d'un instant, d'une rencontre, d'une journée, d'une escapade ou d'un dîner pour comprendre que les piliers sur lesquels on faisait aveuglément reposer notre vie, sont, en fait, faits de mousse et de carton, qu'ils ne sont là que pour rassurer, mais qu'ils ne servent à pas grand chose. Ils maquillent une réalité plus dangereuse, plus vacillante, plus fragile.
Parfois, ce n'est pas forcément une mauvaise intention, ou un mauvais moment qui remet tout en cause, c'est même très souvent l'inverse.
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Parfois, les bonnes choses qui, on le sait tous, ont une fin, réveillent des sentiments plus enfouis, des émotions refoulées, des envies non avouées.
Et parfois, le retour à la réalité, même après un quart de seconde d'apnée, c'est pas si facile.
Parce que tout est à refaire. Les mensonges que l'on se fait à soi, les persuasions dont on s'arrose, les contentements dont on se vante, les espérances que l'on se défend d'alimenter, les espoirs que l'on s'interdit d'aspirer.
Parfois, le processus largement huilé se met en place avant que la déception ait pris le soin de laisser quelques traces de son intervention.
Parfois, il s'enclenche une mesure trop tard et ne peut éviter l'égratignure.
Parfois il s'enraye et fait imploser tout le système.
Parfois, on vit des moments de pure joie, de bonheur intense, de plaisir fou.
Parfois simplement des instants qui apaisent, des minutes inattendues, et des échanges surprenants.
Et la seule chose qui relie tout cela, c'est l'après. L'instant qui suit.
La seconde qui, derrière un épisode heureux, est bien peu armée pour assumer la responsabilité de cette lourde tâche.
La minute qui n'a pas eu le temps d'acquérir assez d'expérience pour être digne de cet héritage.
L'instant qui, par la force des choses, ne peut pas arriver à la cheville de son prédécesseur, même sur la pointe des pieds.
Parfois, les bons moments rendent ceux qui suivent plus glauques que ce qu'ils auraient du être.
Parfois, on appelle ça le prix à payer...