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Un peu plus d'un mois.
Le temps qu'il m'aura fallu pour revenir par ici, noircir mon blog de mots, d'idées et d'images.
Des images, j'en ai plein la tête. Je reviens d'Andalousie où les tapas et autre sangria m'ont enivré au plus haut point, à la limite du soutenable. Où les beautés architecturales se permettent d'aller au delà des promesses lues dans les guides de voyage.
Je pensais faire un voyage serein, tranquille, et citadin. Visiter des villes, m'arrêter dans des bars pour déguster une bonne ensaladilla rusa accompagnée d'un verre de tinto de verano.
Je m'attendais à être pris dans la folie du flamenco, à sentir le soleil brûler ma peau, à arpenter tour à tour les rues colorées et les villages blancs du sud de l'Espagne.
J'ai connu tout cela et bien plus.
Je me suis retrouvé sans le savoir dans un voyage un peu mystique, fait d'histoires et de civilisations, de religions et de croyance, de foi et d'espoir.
L'Alhambra de Granada avait commencé l'initiation. Des jardins fleuris jusqu'à plus soif, des résidences royales à faire pâlir les murs blancs de Séville, et l'odeur de l'histoire. Celle d'un mélange surprenant entre la religion musulmane et la religion catholique.
Séville a suivi, et au delà de la beauté de ses quartiers, de la splendeur de son Guadalquivir, du violet intrépide des glycines, pointe la cathédrale, majestueuse, non loin de l'Alcazar. Mon Alcazar. Ma révélation.
N'importe quel guide vous contera l'histoire et vous témoignera des plus belles images concernant ce haut lieu touristique. Je ne vais pas faire mieux. Je me contenterai de dire que je suis resté sans voix devant le marbre finement gravé et la fraîcheur ambiante.
Et puis il y a eu Cordoba. La Mezquita. L'alliance imprévisible et de surcroit surprenante entre une mosquée et une Eglise. L'alliance sacrée des religions, comme l'idée que je pouvais m'en faire quand j'étais enfant. Aimer vous les uns les autres.
Je rentre avec un goût sucré au coin des lèvres. Une idée simple du bonheur.
Je passe sur mes soirées pleine de musique, de danse et de chant. Je passe sur cette Espagne que je connaissais déjà et que je me suis fait plaisir à retrouver...
Me revoilà donc ici, avec une croix supplémentaire sur le globe. J'aurai pu parler de la marée noire, de Christine Boutin, de la coupe du monde, de mes envies démesurées, du comportement surprenant de certaines personnes, de l'excellent livre de Thierry Cohen "Je le ferai pour toi", de ma passion exacerbée pour tous les films de Jean Becker qui vient de redoubler de puissance grâce à la "Tête en Friche", mais je n'ai déjà plus le temps, et peut-être êtes-vous déjà lassés.
Je reviendrai...