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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 20:23

Chers lecteurs...

Je vais faire quelque chose que je ne fais habituellement jamais.

Je vais critiquer une oeuvre (bon le mot est vraiment trop fort, je vous l'accorde) que je n'ai pas lue.

Oui mais voilà, je n'ai pas du tout envie de la lire, et pourtant j'ai pas mal de choses à en dire.

Pour les quelques uns qui seraient d'ores et déjà paumés à ce stade de mon récit, je vous resitue la chose.

Valoche, la cocue de la République (aucun avis personnel, il s'agit là de simples faits, mais, qu'elle se rassure, elle n'aura pas été la seule, et il y en aura certainement bien d'autres), a écrit un livre avec ses dix doigts (enfin, vu les passages qu'il m'a été donné de parcourir, je pense qu'elle n'a eu besoin d'utiliser qu'une simple phalange) et en profite pour tacler gentiment, mais sûrement, le pauvre François, dont la popularité prend l'eau chaque jour un peu plus, à l'instar de sa personne.

Et ce livre, taquine qu'elle est, elle l'intitule "Merci pour ce moment".

Alors forcément, on croit, bête comme on est, nous les français, qu'elle va être tendre.

Peut-être un brin nostalgique. On se dit qu'elle a quand même pas mal de cran pour raconter cette mésaventure qui est la sienne, et pour en parler, comme ça, sans animosité, juste en remerciant le nouveau Casanova français de lui avoir permis de toucher à un moment de grâce.

Merci pour ce moment...

Sauf que Valoche, c'est une vipère.

Et les vipères, ça s'enroule doucement autour de la proie, comme pour faire une caresse, et puis ça pique, ou ça étouffe d'ailleurs, parce que j'ai pris cette métaphore sans avoir vraiment étudié la vipère.

Quoiqu'il en soit, c'est pas vraiment sympa une vipère, ça je le sais, parce que j'en avais dans le jardin quand j'étais petit, et que mes parents m'avaient dit de faire attention parce que c'était dangereux.

Et Valoche, c'est une vipère.

D'ailleurs Valoche, ça sonne un peu comme Falcoche. Ça, c'était une parenthèse littéraire, histoire d'en avoir un peu, de la littérature, dans ce sujet...

Moi je trouve que le fait d'écrire un livre entier sur un mec, Président de la République ou pas, sans que ce dernier soit d'accord, c'est pas Fair-Play. Et j'aimerai pas qu'une ex écrive un livre sur moi. Non pas que j'ai des choses à cacher, des défauts non avouables, des secrets bien gardés, ou des pratiques sexuelles tordues...

Juste parce que profiter de moi, de ma personnalité, de mon histoire pour écrire un bouquin et se faire un peu de pognon, je trouve que c'est à la fois malhonnête et lâche.

Remarquez, peut-être qu'elle va lui donner une partie des sous qu'elle va ramasser, parce que la seule chose certaine qui ressort de tout ça, c'est que le livre se vend bien. Trop bien même.

Et pourtant, quelle valeur peut-on donner à ce livre?

Une valeur historique? Pas sûr, elle n'aborde pas les problèmes de la France, ni les difficultés économiques ni même n'apporte un témoignage précis et valable de l'arrivée d'un homme au pouvoir (ce qui aurait pu être très intéressant).

Non, elle lave son linge sale, et donne une vérité qui est la sienne, et seulement la sienne de qui est François Hollande à ses yeux. Et bien sans surprise, il apparaît comme un connard qui l'a trompée et cocufiée aux yeux de la France entière (merci Julie, merci Closer, merci pour ce moment aussi...)

Une valeur littéraire ? Si on a aimé Miette de Loana, les chansons de Tal, les résumés des Feux de l'amour sur la VOD de TF1, alors peut-être...

Sinon, elle est loin du témoignage émouvant d'une femme blessée à qui on voudrait crier "Courage, on est tous avec toi".

Une valeur pécuniaire ? Très certainement...

Alors au final, on comprend mieux le titre, ce moment où Valoche appelle son éditeur, que ce dernier lui donne les résultats des ventes, lui annonce combien elle va toucher.

Ce moment où elle raccroche, qu'elle se dit qu'elle peut écrire un texto à François et lui envoyer "Merci pour ce moment".

Peut-être lui a-t-elle aussi envoyé un Snapchat d'elle en train de lui tirer la langue...

Ou, vu la finesse avec laquelle elle descend François, en train de lui faire un doigt d'honneur.

Les féministes diront sans doute qu'il l'a bien cherché. Moi je continue à m'offusquer qu'on puisse ainsi bafouer un mec qui est juste Président de la République, qu'on soit d'accord avec ses idées ou pas.

Il y a une fonction qui se doit d'être respectée un minimum. On a le droit de le combattre idéologiquement, de le contredire dans ses réformes, de ne pas l'apprécier dans les sondages... Je ne crois pas qu'on puisse avoir le droit d'étaler sa vie privée de façon subjective à travers un livre mal écrit et sans intérêt réel.

 

 

 

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Published by Guillermo - dans Livre
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