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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 17:36

Ce devait être l'article le plus commenté de l'espace monde depuis l'existence de ce blog.

Moi, dans les tribunes de l'Arena de Montpellier, assistant avec effroi et effarement à un défilé de jeunes filles souhaitant concourir pour gagner une couronne et une écharpe qui expliqueraient que cette année, c'est elle la plus belle, et qu'à partir de cet instant, elle allait pouvoir se la péter sur les stands de saucisse et les foires multiples des hameaux reculés de France.

Mais non, je ne suis pas allé voir Miss France. Figurez-vous qu'on a échangé mon lot contre une carte cadeau. Peut-être le commercial de Nocibé est-il malencontreusement tombé sur mon article et a décidé que je ne méritais pas ma sentence.

Alors j'ai dû m'en remettre comme je pouvais. J'ai laissé passer quelques jours avant de revenir ici...

Et surtout c'était les fêtes de fin d'année, et j'ai trop écrit d'articles sur Noël et le jour de l'an. Je reviendrai là dessus l'an prochain si vous êtes sages.

Et en ce début d'année 2017 que je vous souhaite agréable et heureuse, j'ose parler cinéma.

Je suis allé voir Dalida.

Pas la chanteuse (même si aujourd'hui, on peut le faire en hologramme, technologie quand tu nous tiens...).

Non, je suis allé voir le biopic, terme utilisé à foison ces dernières années pour parler d'un film, d'un récit qui retrace fidèlement, ou pas, la vie d'un artiste décédé, laissant derrière lui un amas de fan désespérés se raccrochant à toute nostalgie passée et se convainquant les uns les autres, que ledit artiste n'est pas vraiment mort, et qu'il vit sur une île déserte avec d'autres artistes, eux aussi supposés mort, flairant le coup de pub à outrance.

J'avais adoré Cloclo, Gainsbourg, la Môme...

Je n'ai pas aimé Dalida... Enfin le film...

De mon point de vue, il manque quelques ingrédients pour en faire un objet cinématographique.

Bien que filmé avec beaucoup d'esthétique, et dans des décors hyper réalistes, le film n'aborde la chanteuse qu'en pointillés.

On la voit, malheureuse, effarée, triste, déprimée. On l'aperçoit chantonner. On entend ses chansons. Mais on ne la ressent pas.

Le personnage principal du film, ce n'est pas Dalida, c'est le mal-être. Il aurait pu s'agir de n'importe qui, le film n'aurait pas été différent. En ce sens, oui c'est un bon film. Mais c'est un mauvais biopic.

La création de ses chansons, sa mise en orbite, son succès grandissant, la cohorte de fans, son rapport avec le public, l'argent, la famille, le métier... Voilà tant de détails que j'attendais et que je n'ai pas eu.

Alors peut-être que Dalida n'a pas vécu. Peut-être... Et ce serait là son drame. Elle a aimé, pour sûr, et elle a été entourée par la mort. Le film le retrace assez bien (il ouvre d'ailleurs sur une tentative de suicide). Mais peut-être n'a-t-elle pas vécu. Peut-être s'est elle laissée entraîner dans une vie qui n'était pas la sienne, manipulée ou sculptée (ça dépendra des points de vue) par son frère, ses amis, ses maris, ses amants.

Il y a tout de même des points de réjouissance notamment la prestation sans faute de Nicolas Duvauchelle qui campe un comte de Saint Germain exquis.

Même si, la encore, le film ne retrace pas vraiment la passion des tourtereaux.

En définitive, il n'y a donc pour moi que deux options :

Soit Dalida n'a pas vécu.

Soit le biopic est raté.

 

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Published by Guillermo - dans Cinéma
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